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Les États-Unis d'Amérique

Venez découvrir l'Histoire des États-Unis d'Amérique: géographie, villes, économie, culture, gastronomie...

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Visite d'État de Trump en Chine

(Photo Kenny HOLSTON/POOL/AFP, 14/05/2026, www.fr.news.yahoo.com)

(Photo Kenny HOLSTON/POOL/AFP, 14/05/2026, www.fr.news.yahoo.com)

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Sur fond de plusieurs dossiers sensibles, la visite d'État du président Donald Trump en Chine l'a vu être reçu avec beaucoup de faste et très chorégraphiée, flattant ainsi son ego et soulignant son rang de chef d'État de la 1ère puissance mondiale, bien qu'il rencontre des difficultés actuellement sur la scène internationale et intérieure. 

Prévue initialement du 31 mars au 2 avril, cette rencontre officielle a été reportée par les États-Unis après qu'ils aient lancé leur attaque contre l'Iran, à l'issue de négociations concernant les programmes nucléaires et balistiques de la République Islamique, ainsi que son soutien à divers mouvements terroristes au Proche et Moyen-Orient. 

Alors que l'année 2026 avait triomphalement débuté pour Donald Trump, avec la capture très rapide du président vénézuélien Nicolas Maduro en janvier, après un raid audacieux sur la capitale Caracas, la crise liée à l'Iran a très fortement entaché la présidence impériale de Donald Trump. L'absence d'objectifs militaires et politiques clairs dès le début de l'offensive, puis des déclarations souvent contradictoires du président, de son Secrétaire d'État et de son Secrétaire à la Guerre ont écorné l'image de toute puissance des États-Unis, malgré la mort dès le 1er jour de l'Ayatollah Ali Khamenei le 28 février.

La fermeture par l'Iran du stratégique détroit d'Ormuz et son supposé minage a mis en danger l'économie chinoise, très dépendante de cet approvisionnement, tandis qu'en réaction les États-Unis ont mis en place un blocus naval en mer d'Arabie afin d'arraisonner et repousser les pétroliers iraniens, compliquant davantage la situation. Les tensions ont provoqué une forte hausse du prix des carburants, y compris aux États-Unis, impactant directement le pouvoir d'achat des habitants et menaçant potentiellement la victoire Républicaine aux élections de mi-mandat du mois de novembre, alors même que le pays est confronté à une poussée inflationniste. 

La visite du président Trump en Chine a été l'occasion d'aborder le soutien militaire et technologique de la République Populaire de Chine à l'égard de l'Iran (fourniture de drones, de réacteurs miniaturisés, de systèmes électroniques, de missiles), qui permet à Téhéran de poursuivre sa résistance du faible au fort, à moindre coût. Trump souhaite donc que Pékin fasse pression sur l'Iran pour obtenir la réouverture du détroit et lui permettre de se sortir de cette situation complexe, dans laquelle il a mobilisé et engagé une partie des moyens militaires les plus précieux du pays, mais sans réels objectifs à atteindre. 

Pour la Chine, la possibilité de jouer un rôle de médiateur dans cette crise est un moyen de renforcer son image de 2ème superpuissance de la planète, tout en mettant en jeu de nouvelles négociations commerciales avec les États-Unis, après une année 2025 durant laquelle l'administration Trump a infligé des droits de douane très élevés à l'encontre de la Chine. En réaction, Pékin avait bloqué l'accès américain aux terres rares que le pays exporte massivement, et dont les États-Unis sont très dépendants pour les hautes technologies.

A été également évoqué le soutien chinois pour la Russie, empêtrée dans sa tentative de conquête de l'Ukraine et mettant à rude épreuve l'armée russe, fortement soutenue par la Chine, sortie en position de force.

En dehors de ces deux zones de tensions, le président Xi-Jinping a quant à lui averti que la question de Taïwan, considérée comme une "province rebelle" par Pékin, est de la plus haute importance aux yeux de la Chine, qui souhaite réintégrer ce pays et ainsi ne plus être entravé vers la haute mer. Jinping a notamment déclaré que la relation américano-chinoise dépendrait de la résolution de cette querelle, alors même que Washington s'apprête à livrer de nouvelles armes à Taïpeh, crispant les autorités chinoises qui ont déjà lancé à plusieurs reprises des manœuvres navales et aériennes autour de l'île ces dernières années.  

Souhaitant une amélioration des relations avec la Chine, Donald Trump est venu accompagné de nombreux grands chefs d'entreprises (Elon Musk, Tim Cook, Dina McCormick, Kelly Ortberg), avec l'espoir de conclure d'importants contrats, notamment pour Boeing et des accords commerciaux, principalement agricoles. En effet, la guerre douanière de Donald Trump contre la Chine (et le reste du monde), a mis en grandes difficultés les céréaliers et agriculteurs américains, qui sont une part non négligeable de son électorat.

Stratégique au regard des enjeux politiques, commerciaux et diplomatiques, cette visite d'État est aussi un aveu partiel de faiblesse de Donald Trump, face à une Chine capable de jouer un rôle de médiateur et représentant un partenaire commercial très important. 

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