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Les États-Unis d'Amérique

Venez découvrir l'Histoire des États-Unis d'Amérique: géographie, villes, économie, culture, gastronomie...

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Les Numunuhs (Comanches)

Les Numunuhs (Comanches)
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Importante tribu des Grandes Plaines américaines, les "Numunuhs" ont reçu le nom de "Comanches" probablement par les espagnols qui utilisaient les mots "camino ancho" ("large piste"), ou par les Utes, une autre tribu, qui utilisait le mo "komants", signifiant "ceux qui nous combattent toujours". Les explorateurs français et américains les appelaient les "Paducah". 

Histoire

Peu avant l'an 1700, les Comanches se sont progressivement détachés des Shoshones qui vivaient le long de la Platte River, dans le Wyoming. Leur migration les a menés vers la région des Grandes Plaines et se sont notamment installés sur une partie des territoires des futurs Kansas, Colorado, Oklahoma, Texas et Nouveau-Mexique

La 1ère rencontre avec les européens, en l'occurrence les espagnols, a eu lieu à Taos, dans l'actuel Nouveau-Mexique, en 1702. A cette époque, on estime à environ 30 000 la population de ce peuple. 

Il s'agit probablement de l'une des premières tribus amérindiennes a avoir capturé et dressé des chevaux sauvages, leur permettant bien plus facilement de chasser et de combattre, ainsi que de transporter des cargaisons, tout en mettant  à l'équitation leurs enfants garçons et filles dès le plus jeune âge. Il serait possible que la séparation d'avec les Shoshones se soit faite dans la recherche de nouveaux approvisionnements en chevaux vers le Sud du continent, plutôt qu'en quête de bisons.

A mesure qu'ils avançaient vers le Sud, les Comanches ont rencontré les Apaches, entrant en conflit avec ces derniers, qui étaient un peu soutenus par les Espagnols : toutefois, cette aide n'a pas été suffisante et les Comanches ont commencé à s'établir dans la partie en "queue de poêle" du Texas actuel, ainsi qu'une partie de l'actuel Nouveau-Mexique et de l'Ouest de l'actuel Oklahoma. 

Le territoire des Comanches était situé entre la Louisiane française et les possessions espagnoles, offrant de multiples occasions de commercer avec des colons, ou bien d'entrer en guerre contre eux. Les bonnes relations avec les français ont permis aux Comanches d'obtenir des fusils, tandis que les espagnols fournissaient des chevaux.

L'abondance des bisons dans les plaines a facilité l'installation et le développement du peuple Comanche, qui adoptait également les femmes et enfants faits prisonniers dans les groupes rivaux, permettant ainsi d'augmenter leur population, qui était constituée d'une douzaine de groupes autonomes, parlant la même langue et ayant la même culture. 

La confrontation avec les Espagnols a vu de nombreux raids Comanches, surtout contre les missions catholiques, tout en voyant les adversaires commercer selon les rivalités entre les groupes tribaux. Une tentative de traité de paix a été faite par Samuel Houston, président de la jeune République du Texas en 1836, mais l'assemblée législative a refusé de créer une frontière officielle avec le territoire Comanche, tandis que l'afflux de nouveaux colons inquiétait les amérindiens. 

Pour contrer cette migration, les Comanches ont lancé des raids contre les convois sur la piste de Santa Fe et contre les fermes des colons, tuant les hommes, capturant le bétail et les précieux chevaux, et faisant occasionnellement prisonnier des enfants, adoptés par la suite par des familles Comanches. L'assimilation par ce biais était occasionnelle, mais les captifs adoptaient finalement le mode de vie des Comanches.

Le successeur de Sam Houston, nettement moins sensible à la paix avec les Comanches, a créé en 1839 les Texas Rangers, dont le rôle était officiellement de tuer les Comanches partout où ils en rencontraient. 

Progressivement, le contact avec les européens, surtout les Espagnols, a provoqué des épidémies de variole (1817, 1848) et de choléra (1849), qui ont fait des ravages dans la population Comanche, proche de l'annihilation et ne tombant qu'à quelques milliers de personnes vers 1870. Profitant ce cet affaiblissement, le gouvernement américain a conclu avec les Comanches (ainsi que les Kiowas) le traité de Medicine Lodge en 1867, permettant de déplacer les tribus dans le Territoire Indien, correspondant à l'Oklahoma actuel.  

En échange de 160 000 Km² de leurs terres, les Comanches ont pu construire des écoles, des églises et un revenu annuel par le gouvernement fédéral. Toutefois, le non respect fréquent du traité par les États-Unis a poussé les Comanches à continuer leurs raids, tandis que leurs habitudes de vie étaient balayées, notamment leur caractère nomade transformé de force en sédentaire. 

Alors que le gouvernement avait promis d'arrêter les chasseurs de bisons, animaux à la base du mode de vie des amérindiens, les chasseurs de bisons n'ont pas été empêchés de poursuivre leur activité, poussant les Comanches (avec les Cheyennes et les Kiowas) à attaquer des chasseurs dans la "queue de poêle" du Texas en 1876, mais leur défaite a vu l'armée les ramener de force dans les réserves. 

Pendant la Seconde Guerre mondiale, un groupe de volontaires Comanches a utilisé son langage pour des communications cryptées en Europe. 

Il faudra attendre 1967 pour que la tribu soit officiellement reconnue au niveau fédéral. De nos jours, ils vivent majoritairement en Oklahoma et partagent leurs terres avec les Kiowas et les Apaches. 

Alimentation

Les Comanches étaient des chasseurs cueilleurs et la chasse était réservée aux hommes, qui partaient en quête de bisons, d'élans, d'ours noirs, de wapitis et d'antilopes. Il arrivait parfois que le manque de gibier les incite à manger leurs propres chevaux, mais ne mangeaient pas de poissons ni de volailles. 

Grâce au commerce et aux raids, y compris dans les ranches, ils mangeaient aussi du maïs, ou de la citrouille séchée. Les femmes étaient chargées de préparer la viande (y compris de l'assaisonner avec des baies) et avaient l'habitude de creuser le sol pour ensuite le tapisser de peaux d'animaux et en faire une sorte de marmite. Après la rencontre avec les espagnols, les Comanches ont commencé à utiliser des pots en terre ou en cuivre, facilitant la cuisine. Plutôt accueillants, ils avaient pour tradition d'offrir un repas à tout visiteur arrivant au camp, donnant l'impression fausse que les Comanches mangeaient tout le temps. 

Habillement

Les hommes portaient une ceinture qui retenait un pagne, et des jambières souples (souvent en peau de daim) ; les mocassins avaient des semelles en peau de bison, épaisse et solide. Les hommes étaient torse nu, sauf en hiver. Les jeunes garçons restaient nus jusqu'à l'âge de 8 ou 9 ans, à partir duquel ils étaient habillés comme les hommes. 

Ces derniers portaient des cheveux longs et avaient des nattes liées avec des lacets de cuir ou des tissus. 

Les tenues des femmes étaient décorées de perles et de petits morceaux de métal, et les jeunes filles étaient également vêtues, contrairement aux garçons. 

Culture

La langue Comanche était très proche du Shoshone, avec toutefois des différences de prononciation qui compliquaient très fortement la communication. L'assimilation forcée par les colons a vu de très nombreux enfants être placés d'office dans des internats où l'Anglais leur a été appris, ce qui fait qu'actuellement, on estime à moins de 1 pour cent les Comanches sachant parler leur langue originelle. 

Au niveau social, les tribus étaient organisées de manière à ce que chaque membre puisse s'exprimer pendant les réunions du conseil tribal, qui réunissait le chef de paix, le chef de guerre et d'autres représentants nommés par consensus. 

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