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Les États-Unis d'Amérique

Venez découvrir l'Histoire des États-Unis d'Amérique: géographie, villes, économie, culture, gastronomie...

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Iran : frappes imminentes ?

(EA-18G sur l'USS Abraham Lincoln, photo MCS Seaman Zoe Simpson, USN, 03/02/2026, www.centcom.mil)

(EA-18G sur l'USS Abraham Lincoln, photo MCS Seaman Zoe Simpson, USN, 03/02/2026, www.centcom.mil)

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(L'USS Abraham Lincoln, 06/02/2026, photo US Central COmmand/Anadolu/Getty Images, www.edition.cnn.com)

(L'USS Abraham Lincoln, 06/02/2026, photo US Central COmmand/Anadolu/Getty Images, www.edition.cnn.com)

Des frappes américaines imminentes sur l'Iran ?

Bien des spécialistes et des journalistes se posent actuellement la question, alors que le bras de fer en cours entre le président Donald Trump et l'Ayatollah Ali Khamenei, guide suprême de la République Islamique d'Iran, voit les tensions s'accroître entre les deux puissances depuis plusieurs mois.

Tandis qu'une première rencontre préalable à d'éventuelles négociations a eu lieu à Oman il y a un jour, les points de désaccords entre les représentants des délégations compliquent fortement la possibilité d'une résolution pacifique de la crise, alors que les dirigeants mutuels n'hésitent pas à se menacer de représailles. 

Pour rappel, l'Iran a subi en juin 2025 des bombardements américains de ses installations nucléaires, y compris souterraines, en partie ou intégralement détruites. Bien que le pays ait pu évacuer la plupart de ses scientifiques et une bonne quantité de ses équipements sensibles avant l'attaque, d'après des observations satellites, cette action n'a fait qu'accentuer l'hostilité entre les deux pays. L'attaque américaine dévastatrice a très fortement contrarié le programme nucléaire iranien, prétendûment civil malgré le taux d'enrichissement de l'uranium, mais n'a pas entamé la résolution de la République Islamique concernant son programme atomique.

Depuis décembre 2025 de très nombreuses manifestations (dans 203 villes) contre l'oppression du régime et la crise économique ont éclaté dans le pays, ont conduit à une violente répression qui a fait entre 30 000 et 36 500 civils tués, suscitant une très vive émotion internationale.

Désirant faire plier l'Iran au sujet de son programme nucléaire à portée militaire probable, ainsi que sur son vaste arsenal balistique déjà en possession, les États-Unis font preuve d'une pression économique et militaire de plus en plus importante, dans l'espoir que le régime iranien cède, visant notamment le pétrole à travers des sanctions mises en place le 6 février. 

Condition sine-qua non à une résolution pacifique de la crise entre l'Iran et les États-Unis, l'abandon du programme nucléaire, l'arrêt des programmes balistiques et du soutien aux groupes terroristes est à l'ordre des pourpalers en cours, en vue de possibles négociations.

Cependant, ces 3 aspects sont des piliers fondamentaux pour la sécurité iranienne et obtenir des concessions sera quasiment impossible, ou bien elles ne seront qu'apparentes pour donner l'impression de vouloir sortir de l'escalade militaire. Toutefois, la marine iranienne a récemment menacé publiquement de "fermer" le détroit d'Ormuz et de lancer des attaques saturantes contre les navires américains qui y croisent, grâce à l'imposante flotte de navires légers et rapides de l'Iran. Cette menace reste incertaine, dans la mesure où le pétrole iranien transite par le détroit d'Ormuz et permet au pays de financer son effort militaire.  

Le 3 février, des navires des Gardiens de la Révolution Iraniens ont tenté d'attaquer et de s'emparer d'un pétrolier américain dans le détroit d'Ormuz, tandis qu'un chasseur furtif F-35C a détruit un drone iranien s'approchant du porte-avions "Abraham Lincoln". 

Dans l'éventualité de frappes américaines, Téhéran menace d'attaquer les bases américaines régionales, ainsi qu'Israël, principal allié des États-Unis dans la région. Le renforcement militaire américain s'effectue depuis plusieurs mois et s'accélère, avec notamment l'envoi de plusieurs batteries antiaériennes THAAD et Patriot, pour défendre Israël et les installations américaines au surtout au Qatar, à portée des missiles iraniens.

La mobilisation actuelle s'articule principalement grâce à l'U.S Navy depuis le 26 janvier, autour du porte-avions "Abraham Lincoln", qui embarque 36 chasseurs/bombardiers F/A-18 E/F, 12 chasseurs furtifs F-35C, 6 avions de guerre électronique EA-18G, 4 avions de veille aérienne E-2C, et 10 hélicoptères MH-60. Le navire est escorté par 3 destroyers lance-missiles "Arleigh Burke" et 1 sous-marin nucléaire, également armé de missiles de croisière "Tomahawk" et la flotte navigue en mer d'Arabie. Cet éloignement est voulu en raison des missiles antinavires iraniens pouvant tenter une attaque. 

L'armada américaine est complétée par 2 autres destroyers "Arleigh Burke" dans le détroit d'Ormuz, 2 autres en méditerranée et 1 en mer Rouge, ainsi que par 3 corvettes de combat littorales "Independence" dans le golfe Persique. Très récemment, le président Donald Trump a annoncé qu'un renforcement naval était en cours, probablement avec l'arrivée prochaine (mi-février environ) du porte-avions "George H.W Bush" et de son escorte, actuellement dans l'Atlantique.  

En outre, les États-Unis disposent déjà dans la région d'avions de l'U.S Air Force, dont 36 chasseurs/bombardiers F-15E, basés en Jordanie, accompagnés par 9 avions d'attaque au sol A-10, tandis que la base d'Al Udeid, au Qatar, a vu arriver 1 avion de renseignement électronique RC-135, 1 avion relais de communications E-11 et 2 avions HC-130J de recherche et de sauvetage. Ces avions s'ajoutent aux 22 ravitailleurs KC-135 déjà présents dans la région, ainsi qu'aux 4 ravitailleurs KC-46A.

L'île stratégique de Diego Garcia, dans l'océan indien, n'est pas en reste puisqu'elle vient récemment d'accueillir 4 bombardiers B-52H, 3 avions ravitailleurs KC-135 et 1 avion de patrouille maritime P8A et 3 drones MQ-4C de l'U.S Navy

Des avions furtifs F-35A, 6 au total, sont arrivés des États-Unis pour renforcer le dispositif, susceptible de voir les importants moyens américains en Europe* s'impliquer partiellement dans des frappes potentielles. Par ailleurs, il est envisageable que des bombardiers furtifs B-2A décollent directement des États-Unis pour frapper des cibles stratégiques, voire tenter d'éliminer l'Ayatollah, comme insinué par le président Donald Trump.

A n'en pas douter, les prochaines semaines seront riches en tensions et verront également les réseaux d'espionnage israélien (très implantés en Iran) et américains se mobiliser fortement.

*54 chasseurs furtifs F-35A, 7 avions d'opérations spéciales MC-130, 19 ravitailleurs KC-135  au Royaume-Uni, ainsi que 24 chasseurs F-16 en Allemagne et 48 autres en Italie. 

(A-10 de l'USAF en Jordanie, photo Senior Airman Jonah Bliss, USAF, 29/01/2026, www.centcom.mil)

(A-10 de l'USAF en Jordanie, photo Senior Airman Jonah Bliss, USAF, 29/01/2026, www.centcom.mil)

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