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21 Juillet 2019
"C'est un petit pas pour un homme, mais un bond de géant pour l'humanité"
c'est ainsi qu'il y a 50 ans, l'un des plus anciens rêves de l'histoire de l'humanité s'est concrétisé à 2h56 UTC (temps universel coordonné), le 21 juillet 1969 : l'Homme a marché sur la Lune.
La très célèbre phrase de l'astronaute Neil Armstrong résonne encore dans la tête de millions de personnes dans le monde, et l'événement de l'alunissage a été à l'époque retransmis dans le monde entier, avec environ 600 000 000 de téléspectateurs et d'auditeurs, avec notamment 36 chaînes de télévision présentes au centre spatial de Houston, dans la salle de presse.
A l'issue d'un programme spatial ambitieux, né de la volonté du président John F. Kennedy de voir un homme marcher sur la Lune avant la fin des années 1960, la NASA a œuvré d'innombrables heures pour rendre ce souhait réalisable : d'abord par l'intermédiaire de programmes pour préparer les rendez-vous orbitaux, les manœuvres orbitales, améliorer l'autonomie de la capsule de transport, mettre au point un lanceur assez puissant, préparer l'amarrage des modules, les sorties extra-véhiculaires, cartographier la Lune, améliorer les équipements de navigation, de mesures et de communications, déterminer une zone propice à l'alunissage, etc.
Plusieurs lancements d'essais, puis des lancements avec équipages ont eu lieu, pour s'approcher chaque fois davantage de l'objectif final, et améliorer certains équipements ou processus, pour augmenter les chances de succès. Envisageant un éventuel échec du lancement prévu pour atteindre la Lune, un discours avait été prévu pour que le président Nixon le lise si la mission avait échoué, voire si l'équipage avait trouvé la mort.
Le 16 juillet 1969, la fusée Satrun V a décollé de Cap Canaveral, depuis le pas de tir N°39, à 13h32 UTC, puis après un trajet de 3 jours, le vaisseau Apollo s'est placé en orbite lunaire : par la suite, le vaisseau a réalisé 13 révolutions autour de la Lune pour s'en approcher progressivement, avant que le vaisseau ne se scinde en 2 parties. L'astronaute Michael Collins est resté à bord du module de commandement (CSM), tandis que les astronautes Neil Armstrong et Buzz Aldrin se sont installés dans le module lunaire "Eagle".
Pendant la phase de descente, Armstrong et Aldrin ont été gênés par une alarme de l'ordinateur de bord qui était saturé (susceptible d'annuler la mission), ce qui a distrait Armstrong quelques secondes et lui a fait manquer une manœuvre prévue de correction de trajectoire. A mesure qu'ils s'approchaient du sol lunaire et s'éloignaient de la zone d'alunissage prévue, Armstrong et Aldrin se sont coordonnés et ont réussi à trouver une autre zone, dans la mer de la Tranquillité, à 7 kilomètres du site initialement désigné et se sont posés avec seulement 20 secondes de réserve de carburant restantes.
Après les premiers pas filmés d'Armstrong, son collègue Aldrin a foulé le sol lunaire à son tour, 19 minutes plus tard. Quelques instants après, les 2 astronautes ont mis en place une plaque commémorative. Au total, ils ont récolté 21.55 Kg d'échantillons de sol lunaire, parcouru 1000 mètres à pied et sont restés 2h31 hors du module lunaire (sur 21h36 minutes passées sur la Lune).
Par mesure de sécurité, l'équipage est resté en quarantaine 21 jours après son retour sur Terre; par la suite, 6 autres missions ont été envoyées sur la Lune de novembre 1969 à décembre 1972. Le programme Apollo a été annulé en 1970 pour des raisons budgétaires, et depuis aucun autre être humain n'a foulé le sol lunaire, malgré plusieurs annonces officielles.
Cependant, le retour de la compétition internationale, surtout entre les États-Unis et la Chine, semble avoir galvanisé les autorités américaines, qui ont accepté de lancer un nouveau programme spatial visant à faire revenir des astronautes sur notre satellite à l'horizon 2024-2030, si les essais du lanceur Delta IV et du module Orion se passent correctement.