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Les États-Unis d'Amérique

Venez découvrir l'Histoire des États-Unis d'Amérique: géographie, villes, économie, culture, gastronomie, sports...

US European Command

(Logo de l'EUCOM, image wikipedia)

(Logo de l'EUCOM, image wikipedia)

Grand commandement du Department of Defense, chargé de la protection de la zone européenne, avec l'unique quartier général déployé hors des États-Unis, l'US European Command (EUCOM) est aussi chargé du commandement des forces de l'OTAN.

Par ailleurs, la zone de responsabilité de l'EUCOM inclue l'État d'Israël, l'Azerbaïdjan, l'Arménie et la Géorgie. 

Créé en 1952 et chargé de défendre l'Europe de l'Ouest durant la guerre Froide, l'EUCOM a rassemblé jusqu'à 315 000 soldats au cours des années 1980, face aux armées de l'URSS déployées en Allemagne de l'Est. 

Après la disparition de l'Union Soviétique et de son immense armée en 1991, les États-Unis ont commencé à rapatrier des unités et à en dissoudre un grand nombre, désormais "inutiles" aux yeux des hommes politiques. Ainsi, des unités basées en Islande, aux Pays-Bas, en Allemagne, au Royaume-Uni, et en Espagne ont été dissoutes, réduisant très fortement les moyens basés en Europe de l'Ouest.

Au cours des années 1990, avec les conflits dans les Balkans, plusieurs bases américaines situées en Europe, ainsi que les bases alliées de la région, ont servi à mener des missions contre les infrastructures et les forces serbes; par la suite, après les attentats du 11 septembre 2001, les forces américaines basées en Europe ont été mobilisées pour intervenir en Afghanistan et en Irak, offrant notamment un point logistique et des renforts aux autres forces.

Depuis le retour progressif de la Russie sur la scène politique et militaire internationale ces dernières années (surtout avec l'annexion de la Crimée en 2014), Washington à opté pour des déploiements par rotation en Europe, avec du matériel prépositionné pour les forces terrestres. En ce qui concerne les forces aériennes, bien qu'elles aient été très fortement réduites, les différentes unités tirent profit de l'élargissement de l'OTAN pour se déployer dans des bases alliées, dont la modernisation est en cours avec d'importants fonds américains, pour appuyer les forces US en cas de conflit. 

En effet, les fréquentes manœuvres militaires russes en Europe de l'Est et du Nord inquiètent les alliés des États-Unis, notamment avec l'installation de missiles sol-sol Iskander et sol-air S-400 dans l'enclave russe de Kaliningrad (entre la Pologne et la Lituanie); par ailleurs, la multiplication des patrouilles sous-marines russes dans la Baltique, en mer de Norvège, en mer du Nord, dans la Manche, la Méditerranée et l'Atlantique soulèvent des inquiétudes dans les amirautés de l'OTAN. Enfin, bien que les preuves ne soient pas suffisantes, des cyberattaques contre les infrastructures militaires et civiles de l'OTAN ont régulièrement lieu, à divers degrés d'amplitude, et l'armée de l'air russe effectue régulièrement des vols à proximité des espaces aériens de la Norvège, du Royaume-Uni, de la Pologne ou encore de la France.

Cependant, les difficultés économiques et logistiques russes nuancent cette hypothétique "menace" contre l'Europe, avec  des problèmes de modernisation des forces terrestres (le très moderne char T-14 a été abandonné), navales (porte-aéronefs indisponible, retrait anticipé des croiseurs lourds Kirov) et aériennes, même si des efforts ont été consentis. 

Moyens à disposition 

A la chute de l'URSS et jusqu'aux opérations militaires américaines antiterroristes en Afghanistan et en Irak, les moyens de l'EUCOM ont été amputés de nombreux moyens, mais le regain d'activité des militaires russes en Europe de l'Est a contraint les autorités américaines à finalement décider d'effectuer des déploiements par rotation, moins onéreux que de stationner des troupes en permanence. 

Actuellement, près de 70 000 soldats américains sont affectés à l'EUCOM, avec pour missions de défendre les intérêts américains dans la région, d'aider à entraîner les forces alliées, et de s'entraîner à différents scénarios de combats. L'EUCOM dispose de 16 bases terrestres (surtout en Allemagne), de 8 bases aériennes et de 4 bases navales. 

US Air Force

Offrant la réactivité la plus élevée de l'ensemble des forces américaines basées en Europe, l'US Air Force dispose des bases aériennes de Spangdhalem et Ramstein (Allemagne), d'Aviano (Italie), de Lajes (Portugal), de Lakenheath, Mildenhall et Alconbury (Royaume-Uni), et d'Incirlik (Turquie). En complément des aéronefs américains, leurs homologues de l'OTAN viennent renforcer la protection aérienne des États les plus vulnérables de l'Alliance, en particulier dans les pays Baltes et en Roumanie-Bulgarie.

A noter que l'US Air Force possède en Europe plusieurs bases où sont entreposées des bombes nucléaires : environ 20 en Belgique, entre 45 et 55 sont en Italie, 10 à 20 sont aux Pays-Bas, et environ 50 en Turquie. 

Peu après l'effondrement du bloc communiste, le gouvernement américain a réduit ses forces basées en Europe, retirant 108 avions d'attaque au sol A-10, 144 bombardiers tactiques F-111 et 18 avions de reconnaissance RF-4C basés au Royaume-Uni, 72 chasseurs F-15, 127 chasseurs F-16, 36 chasseurs F-4 et 22 avions de reconnaissance RF-4C basés en Allemagne, ainsi que 72 chasseurs F-16 basés en Espagne.

L'élargissement de l'OTAN, accompagné d'une standardisation progressive des équipements et des procédures des nouveaux alliés, a permis à l'US Air Force de multiplier les exercices avec les alliés d'Europe de l'Est (et de promouvoir le matériel américain), mais aussi de financer la modernisation de plusieurs bases aériennes (Pologne, Roumanie, Estonie, Hongrie, Lettonie, Slovaquie) , pour plus facilement déployer des unités américaines de manière occasionnelle, avec des dépôts de carburant, de munitions et de pièces détachées. 

Dans la stratégie actuelle des États-Unis, des déploiements ponctuels de chasseurs furtifs F-22 et F-35 ont lieu, pour rassurer leurs alliés de l'OTAN, mais aussi avec l'espoir de convaincre de nouveaux clients européens pour le F-35. 

Personnels actifs

Allemagne Belgique Espagne Groenland Italie
12 703 363 362 147 4455
Pays-Bas Portugal Royaume-Uni Turquie Autres
213 181 8570 1532 247
(Création : Vincent CHARLES)

(Création : Vincent CHARLES)

(F-15 E au roulage à Lakenheath, UK, photo Airman 1st Class Shanice Williams-Jones, USAF, 22/03/2019, www.lakenheath.af.mil)

(F-15 E au roulage à Lakenheath, UK, photo Airman 1st Class Shanice Williams-Jones, USAF, 22/03/2019, www.lakenheath.af.mil)

(Ravitailleurs KC-135 à Mildenhall, UK, photo Senior Airman Benjamin Cooper, USAF, 24/04/2019, www.mildenhall.af.mil)

(Ravitailleurs KC-135 à Mildenhall, UK, photo Senior Airman Benjamin Cooper, USAF, 24/04/2019, www.mildenhall.af.mil)

(F-16 à Aviano, photo Senior Airman Areca T. Bell, USAF, 29/10/2015, www.aviano.af.mil)

(F-16 à Aviano, photo Senior Airman Areca T. Bell, USAF, 29/10/2015, www.aviano.af.mil)

(C-130 J à Ramstein, Allemagne, photo Staff Sgt Tyrona Lawson, USAF, 05/10/2011, www.ramstein.af.mil)

(C-130 J à Ramstein, Allemagne, photo Staff Sgt Tyrona Lawson, USAF, 05/10/2011, www.ramstein.af.mil)

(HH-60 à Aviano, photo Senior Airman Valerie Halbert, USAF, 17/12/2018, www.aviano.af.mil)

(HH-60 à Aviano, photo Senior Airman Valerie Halbert, USAF, 17/12/2018, www.aviano.af.mil)

US Army

Jadis très puissamment armée et présente massivement en Allemagne de l'Ouest, l'US Army a vu ses effectifs et ses moyens être lourdement réduits depuis la chute de l'URSS et le recul de la frontière de l'OTAN, depuis l'arrivée de 10 pays d'Europe de l'Est entre 1999 et 2004. 

En 1989, l'US Army disposait en Europe de 464 canons automoteurs M109, 288 canons automoteurs M110, 90 lance-roquettes multiples M270, 192 lanceurs MIM-104, 108 missiles balistiques MGM-31 "Pershing 2" (nucléaires), 165 hélicoptères de transport UH-60, 131 hélicoptères de transport UH-1, 64 hélicoptères de transport CH-47, 180 hélicoptères d'attaque AH-1, 138 hélicoptères d'attaque AH-64, 325 hélicoptères légers OH-58, 1674 chars M1, 1137 blindés M2, et 701 blindés M113.

Les unités lourdes de l'US Army ont été remplacées par des forces plus légères (la dernière unité de char a quitté l'Allemagne en 2013), montées sur pneumatiques au lieu de chenilles, et donc plus faciles à déployer en cas de besoin; au fil des ans, l'US Army en Allemagne est passée de 213 000 soldats en 1990 à 122 000 en 1992, a fermé 443 bases entre 1990 et 1993, et a poursuivi sa déflation d'effectifs pour atteindre un total de 26 429 soldats en Europe en 2019. 

Au sein de l'EUCOM, l'US Army dispose des bases de Vilseck, Grafenwöhr, Ansbach, Pfullendorf, Hohenfels, Kaiserslautern, Münster, Sembach, Wiesbaden, Ingolstadt, Pirmasens et Stuttgart (Allemagne), Vicenza, Solbiate Olona, Grazzanise et Latina (Italie), Bruxelles et Mons (Belgique,) Brunssum et La Hague (Pays-Bas), Northwood, Innsworth (Royaume-Uni), Ankara et Istanbul (Turquie), Valencia (Espagne), et plusieurs installations sont présentes auprès des alliées de l'OTAN.

L'US Army a procédé à plusieurs déploiements en Europe de l'Est depuis les États-Unis, grâce à des ponts aériens et des convois maritimes pour débarquer le matériel et les troupes : ces grandes manœuvres ont mis en évidence le caractère inadapté d'une importante partie du réseau routier d'Europe de l'Est pour faciliter les déplacements, ce qui conduit actuellement à des études de modifications de certaines infrastructures (ponts, tunnels, routes, carrefours), en liaison avec les pays pour diminuer ces difficultés. 

En cas de crise majeure, les États-Unis ont mis en place des Army Prepositionned Stock (APS), où sont entreposés des matériels lourds tels que des chars, des blindés chenillés et de canons automoteurs. Des unités lourdes basées aux États-Unis et dotées de chars et de blindés, se déploient fréquemment en Europe pour 9 mois, surtout en Europe de l'Est, où elles viennent s'entraîner avec les alliés de l'OTAN et dissuadent la Russie de toute agression, afin d'éviter un nouveau scénario tel que celui de l'Ukraine en 2014. Il est en effet probable que Moscou ait profité du relâchement de la présence militaire américaine dans la région européenne pour mener son offensive sans craindre une montée des tensions militaires. 

Personnels actifs

Allemagne Belgique Italie Pays-Bas Royaume-Uni Turquie Autres
20 898 661 4067 136 306 139 222
(Création : Vincent CHARLES)

(Création : Vincent CHARLES)

(Convoi de Stryker du 2-2nd CR à Varsovie, Pologne, photo www.eucom.mil)

(Convoi de Stryker du 2-2nd CR à Varsovie, Pologne, photo www.eucom.mil)

(AH-64A du 1-501st ARB à l'exercice Saber Guardian en Bulgarie, photo Spc Thomas Scaggs, USA, 15/07/2017, www.eucom.mil)

(AH-64A du 1-501st ARB à l'exercice Saber Guardian en Bulgarie, photo Spc Thomas Scaggs, USA, 15/07/2017, www.eucom.mil)

(M1 à l'exercice Getica Saber en Roumanie, 10/07/2017, photo www.eucom.mil)

(M1 à l'exercice Getica Saber en Roumanie, 10/07/2017, photo www.eucom.mil)

(UH-60 à l'exercice à Grafenwoehr, Allemagne, photo VIS Markus Rauchenberger, 09/06/2015, www.eucom.mil)

(UH-60 à l'exercice à Grafenwoehr, Allemagne, photo VIS Markus Rauchenberger, 09/06/2015, www.eucom.mil)

(M109 de la 3rd ABCT-4th ID à l'exercice à Grafenwöhr, photo VIS Gertrud Zach, US Army, 21/08/2017, www.eucom.mil)

(M109 de la 3rd ABCT-4th ID à l'exercice à Grafenwöhr, photo VIS Gertrud Zach, US Army, 21/08/2017, www.eucom.mil)

US Navy/US Marine Corps

La présence navale américaine en Europe est marquée par de fréquents déploiements en Méditerranée, où l'US Navy dispose de la base de Naples (Italie), où elle opère en coordination avec l'OTAN. 

A l'image de ce que fait l'US Army, l'US Navy envoie ses navires depuis les États-Unis pour patrouiller en Méditerranée, en mer Noire ou jusqu'aux eaux du golfe Persique (passant alors sous le commandement américain régional). 

Durant la guerre froide, la flotte américaine en Méditerranée se concentrait essentiellement sur son homologue soviétique basée en mer Noire, et qui possédait de nombreux submersibles, destroyers, croiseurs et frégates. Cette force était la principale menace du flanc Sud de l'OTAN et pouvait potentiellement fermer l'accès à la Méditerranée.

Après la chute de l'URSS, les moyens américains affectés à la zone méditerranéenne (avions de patrouille maritime P-3 C, hélicoptères MH-53) ont été réduits ou dissous, mais la Navy a conservé des installations en Italie, où se trouve le quartier général de la 6ème flotte. 

Cette dernière a depuis vu transiter de nombreux navires américains dans sa zone de responsabilité, dont des porte-avions en route pour le golfe Persique et des groupes amphibies des Marines; elle possède un navire de commandement en Italie et 4 destroyers à vocation antimissile, basés en Espagne. L'US Navy dispose aussi d'un important port d'accueil en Crète pour ses porte-avions, d'un port d'accueil au Royaume-Uni pour ses sous-marins de passage, et relâche occasionnellement en France.

La marine américaine procède également à des déploiements par rotation d'avions de patrouille maritime, principalement en Italie et en Espagne, où ils agissent en coordination avec les alliés de l'OTAN et sécurisent également les itinéraires des navires américains et amis. En dehors de l'Italie et de l'Espagne, où l'US Navy possède d'importants moyens de combat et de commandement, les autres pays accueillent principalement du personnel de liaison de l'OTAN et d'autres services de la Navy.

De leur côté, les Marines possèdent un stock prépositionné en Norvège, dans le cadre de leur engagement dans l'OTAN, et des Marines sont déployés auprès des officiers de liaison de l'OTAN des pays de l'alliance, ainsi que pour la protection des sites abritant des armes nucléaires en Europe.

Personnels actifs Navy

Italie Espagne Allemagne Grèce Royaume-Uni Autres
4031 2488 391 378 204 469

Personnels actifs Marines

Allemagne Norvège Espagne Italie Autres
1216 549 469 436 79
(Création : Vincent CHARLES)

(Création : Vincent CHARLES)

(Création : Vincent CHARLES)

(Création : Vincent CHARLES)

(USS mount Whitney à l'exercice en Méditerranée, photo Mate 1st Class Timm Duckworth, USN, 06/10/2005, wikipedia)

(USS mount Whitney à l'exercice en Méditerranée, photo Mate 1st Class Timm Duckworth, USN, 06/10/2005, wikipedia)

(Destroyers Burke en Espagne, photo MCS 3rd Class Robert S. Price, 13/06/2017, www.flickr.com, wikipedia)

(Destroyers Burke en Espagne, photo MCS 3rd Class Robert S. Price, 13/06/2017, www.flickr.com, wikipedia)

(Arrivée de nouveaux matériels, Trøndelag Region, NO, photo de Master Sgt Chad McMeen, USMC, 13/08/2014, wikipedia)

(Arrivée de nouveaux matériels, Trøndelag Region, NO, photo de Master Sgt Chad McMeen, USMC, 13/08/2014, wikipedia)

L'OTAN, alliance militaire et commerciale

Tirant profit de leur énorme influence politique, économique, technologique et militaire, les États-Unis ont vendu à leurs alliés européens de l'OTAN de nombreux équipements (avions, hélicoptères, drones, etc), sensés faciliter un éventuel engagement commun contre les forces de l'ancien pacte de Varsovie, qui représentaient une sérieuse menace contre l'Europe de l'Ouest, et indirectement contre les États-Unis. 

Après avoir stationné de très nombreuses troupes en Allemagne de l'Ouest, aux Pays-Bas, au Royaume-Uni, en Italie, en Espagne, en Turquie ou encore en Islande, les États-Unis ont incité leurs partenaires de l'alliance à investir dans du matériel américain, arguant de la grande modernité de celui-ci, de la bonne disponibilité des pièces détachées, de la possibilité de modernisations régulières et de l'opportunité d'entraînements conjoints. 

Après la chute de l'URSS en 1991, l'OTAN s'est élargie en 1999 (3 pays), puis en 2004 (7 pays), en 2009 (2 pays), en 2017 (1 pays) et en 2019 (1 pays) réduisant d'autant la distance entre la Russie et les frontières de l'alliance. Cette proximité suscite de l'inquiétude à Moscou, à qui promesse avait été faite en 1990 que l'OTAN ne s'élargirait pas à l'Est de l'Allemagne, qui craint de voir prochainement des pays tels que l'Ukraine ou la Géorgie demander à rejoindre l'alliance. 

En dehors de l'OTAN, Washington a aussi fourni des armements à la Finlande, la Suisse, l'Autriche, et la Suède.

Pays de l'OTAN

(Création : Vincent CHARLES)

(Création : Vincent CHARLES)

Principaux matériels vendus

L'industrie aéronautique américaine a su exploiter les besoins des alliés européens de l'OTAN en fournissant notamment des avions de combat, pour partie (voire presque totalement) assemblés localement, argument économique apprécié des européens, bien qu'ils étaient conscients d'entrer dans une dépendance technologique et logistique vis-à-vis des États-Unis. D'autres clients non membres de l'OTAN ont également acheté du matériel américain en Europe. Les informations ci-dessous ne concernent que les équipements encore en service et ceux à livrer. 

Parmi les plus grands succès aéronautiques américains sur le Vieux Continent figure le chasseur F-16, exporté auprès de la Turquie (245) la Grèce (154), des Pays-Bas (69), de la Norvège (55), la Belgique (54), la Pologne (48), du Danemark (44), du Portugal (27), de la Roumanie (12, ex portugais, vendus avec l'accord de Washington), et récemment acheté par la Slovaquie (14, à livrer à partir de 2022) et la Bulgarie (8, à livrer prochainement). De son côté, l'Espagne a acheté des F/A-18 (85), tandis que la Finlande et la Suisse, non membres de l'OTAN, en ont respectivement 62 et 30 appareils. 

La nouvelle génération d'avions de combat est incarnée par le (contesté) F-35 furtif, commandé par le Royaume-Uni (138 à livrer), la Turquie (100, vente compromise par l'achat de matériel russe par Ankara), l'Italie (60, cible probablement réduite pour raisons politiques), la Norvège (52 à livrer), les Pays-Bas (37 à livrer), la Belgique (34 à livrer), et récemment la Pologne (32 à livrer), ainsi que le Danemark (27).

En dehors des avions de combat, Washington a également fourni des avions de transport aux alliés européens, à l'image du C-130 vendu à la Turquie (16), à la France (14), à la Grèce (11), à la Belgique (11), à la Pologne (5), à l'Espagne (5), au Portugal (4), à la Roumanie (4), et aux Pays-Bas (4). La nouvelle version du C-130, le C-130 J, a séduit plusieurs utilisateurs dont l'Italie (19), le Royaume-Uni (18), l'Allemagne (6), le Danemark (4), la France (4), et la Norvège (4). 

Enfin, l'unique opérateur de l'avion de transport lourd C-17 en Europe est le Royaume-Uni, avec 8 avions; toutefois, l'OTAN en aligne 3 basés en Hongrie. 

Pour ce qui concerne les hélicoptères, les États-Unis ont notamment exporté des appareils de transport UH-60 vers la Turquie (59), la République Tchèque (12 à livrer), la Slovaquie (9 en livraison) et la Pologne (4); en dehors de l'OTAN, la Suède en possède 15

Les hélicoptères de transport lourd CH-47 ont été vendus au Royaume-Uni (44), à la Grèce (25), à l'Espagne (17), aux Pays-Bas (17) et à la Turquie (10); le modèle CH-53 a lui été vendu à l'Allemagne (81). Les hélicoptères navals SH-60/MH-60 ont trouvé acquéreur auprès de la Turquie (25), de l'Espagne (14), de la Grèce (11) et du Danemark (9).

Washington a également autorisé l'exportation d'hélicoptères de combat AH-64 auprès du Royaume-Uni (50), en Grèce (29) et aux Pays-Bas (28); l'hélicoptère d'attaque AH-1 a été vendu à la Turquie (43) et à la République Tchèque (4 à livrer).

Le matériel terrestre est principalement représenté par des blindés de transport et des canons automoteurs; les blindés M113 (toutes versions) ont été achetés par la Turquie (2813), la Grèce (2252), le Danemark (539), l'Espagne (453), la Norvège (315), l'Allemagne (259), le Portugal (256), la Lituanie (234), l'Italie (115). La Suisse de son côté en possède 238

Pour les canons automoteurs, le modèle M109 a été vendu à la Grèce (418), à l'Italie (124),  à l'Espagne (102), au Danemark (24), au Portugal (23). En dehors de l'OTAN, le M109 a été acquis par la Suisse (133) et l'Autriche (58).

Le cas d'Israël 

Situé au Proche-Orient, sur la rive orientale de la Méditerranée, Israël bénéficie d'une aide militaire et financière américaine très importante, notamment grâce à la diaspora juive présente aux États-Unis. Régulièrement menacé par ses voisins, Israël est l'objet d'une attention particulière de la part de Washington, qui n'hésite pas à lui livrer des armements modernes et sophistiqués, garants de sa sécurité.

Dans le domaine aérien, Israël a reçu des chasseurs F-16 (224), F-15 (84), et acquiert actuellement des F-35 furtifs (75 de prévus). L'aviation de transport compte des C-130 J (6) et des C-130 H (15). L'armée israélienne possède aussi des hélicoptères de transport UH-60 (48), CH-53 (23), MH-60 (8), et des hélicoptères de combat AH-64 (48). 

Client régulier et fidèle des États-Unis, Israël devrait bientôt commander des hélicoptères CH-53 K ou CH-47 F, des F-15 IA et des ravitailleurs KC-46. 

Au niveau terrestre, Israël a reçu des lance-roquettes multiples M270 (64), des canons automoteurs M109 (424), et des blindés M113 (2360).

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