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Les États-Unis d'Amérique

Venez découvrir l'Histoire des États-Unis d'Amérique: géographie, villes, économie, culture, gastronomie, sports...

Jet Propulsion Laboratory

(Panneau d'entrée du JPL, image www.jpl.nasa.gov)

(Panneau d'entrée du JPL, image www.jpl.nasa.gov)

(Vue aérienne du JPL, photo NASA, 16/09/2016, www.jpl.nasa.gov, wikipedia)

(Vue aérienne du JPL, photo NASA, 16/09/2016, www.jpl.nasa.gov, wikipedia)

Grande installation de recherche et de développement de la NASA, installée à Pasadena (Californie), le Jet Propulsion Laboratory (JPL) a été formé le 31 octobre 1936.

Le JPL trouve ses origines dans le laboratoire Aéronautique Guggenheim du California Institute of Technology (Caltech), qui a été un des premiers à mener des essais de fusée aux États-Unis. Après avoir été diplômés de Caltech, les ingénieurs Frank Malina, Qian Xuesen, Weld Arnold, Apollo M. O Smith, Jack Parsons et Edward S. Forman ont fait des avancées dans le domaine de la propulsion par roquette, et ont suscité l'intérêt des forces armées. 

En 1941, Malina, Parsons et Forman, aidés par le scientifique Martin Summerfield et le pilote Homer Bushley ont réalisé le 1er décollage d'un avion équipé de roquette pour le compte de l'US Army; pour concevoir et produire les réacteurs, Malina, Parsons, Forman et le scientifique Theodore Von Karman ont créé Aerojet Corporation, et le projet a reçu le nom de Jet Propulsion Laboratory en 1943, devenant officiellement une installation de l'université sous contrat avec l'US Army.

(Premier vol d'un avion équipé de roquette, 12/08/1941, www.flickr.com, www.nasa.gov, wikipedia)

(Premier vol d'un avion équipé de roquette, 12/08/1941, www.flickr.com, www.nasa.gov, wikipedia)

Pendant sa période sous contrat avec l'armée, le JPL a développé les premiers missiles balistiques américains MGM-5 et MGM-29, ainsi que des systèmes antiaériens et des prototypes et des équipements de recherche en haute altitude. En plusieurs occasions, des essais ont été menés à White Sands Proving Ground (Nouveau-Mexique), Goldstone et Edwards AFB (Californie). Le JPL a également développé un prototype de module lunaire en 1938-1939, qui a servi au développement de celui qui s'est finalement posé sur notre satellite naturel en 1969.

En 1954, le JPL a fait équipe avec les ingénieurs de Werner Von Braun (ancien ingénieur allemande de l'époque Nazie) pour proposer à l'armée la mise sur orbite d'un satellite, à partir du Redstone Arsenal (Alabama), avec l'Army Ballistic Missile Agency, mais l'armée a préféré le projet Vanguard du Naval Research Laboratory de l'US Navy. Le JPL s'est alors penché sur le technologies de rentrée atmosphérique en utilisant une fusée Jupiter C, et a réalisé 3 vols sub-orbitaux réussis entre 1956 et 1957.

Le 31 janvier 1958, une fusée Juno (Jupiter C modifiée) a mis sur orbite le 1er satellite artificiel américain, Explorer I, grâce à la coopération du JPL et de l'Army Ballistic Missile Agency. Après la création de la NASA le 29 juillet 1958, le JPL a été passé sous son autorité en décembre de la même année. 

Depuis, le JPL a été le principal site pour la conception et le développement des technologies liées aux engins spatiaux avec les 4 sondes Ranger pour la prise d'images proches de la lune (1961-1965), la mise au point et l'utilisation de 7 robots Surveyor (1966-1968) à la surface de la Lune, permettant d'ouvrir la voie au futur programme Apollo. 

Le travail du JPL a aussi permis d'améliorer l'exploration interplanétaire, notamment grâce aux 10 sondes Mariner envoyées dans l'espace entre 1962 et 1973 en direction de Vénus, Mars et Mercure. 

(La sonde Mariner 10, image NASA, www.solarviews.com, wikipedia)

(La sonde Mariner 10, image NASA, www.solarviews.com, wikipedia)

Plus récemment en 1998, le JPL a ouvert le Near-Earth Object Program Office, pour détecter et classifier les objets géocroiseurs potentiellement dangereux pour la Terre. Parmi les projets actuels du JPL figurent l'aident à la conception de nouvelles sondes et de nouveaux robots d'exploration, prioritairement chargés d'observer davantage Mars, en vue d'une possible mission habitée.

Bien que le JPL soit propriété de la NASA, il est géré par Caltech et rassemble 6769 employés, avec un budget annuel de $ 2 300 000 000

Actuellement les employés travaillent sur des capteurs pour mesurer les émissions et les réflexions thermiques dans l'espace, l'observation aéroportée des neiges, les spectromètres infrarouges et visibles de nouvelle génération, un sondeur atmosphérique infrarouge, ainsi que sur un télescope terrestre binoculaire, de nouveaux robots d'exploration spatiale et des sondes aux capteurs améliorés. 

(Salle de contrôle du JPL, photo de Alan Mak, 2005, wikipedia)

(Salle de contrôle du JPL, photo de Alan Mak, 2005, wikipedia)

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