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Les États-Unis d'Amérique

Venez découvrir l'Histoire des États-Unis d'Amérique: géographie, villes, économie, culture, gastronomie, sports...

Central intelligence Agency

(Image US Government, 17/02/1950, www.law.cornell.edu, wikipedia)

(Image US Government, 17/02/1950, www.law.cornell.edu, wikipedia)

(Création Vincent CHARLES)

(Création Vincent CHARLES)

Plus célèbre agence de renseignement des États-Unis, la Central Intelligence Agency est une organisation civile, chargée de l’acquisition du renseignement et des opérations clandestines à l’étranger, pour le compte du gouvernement américain.

Créée le 26 juillet 1947, elle est indépendante vis-à-vis des autres agences militaires, et opère exclusivement à l’étranger, dans le cadre de la loi, mais dispose d’installations basées aux États-Unis, d’où sont supervisées ses activités.

Durant la période de la guerre Froide, la CIA avait pour objectifs d’identifier les espions soviétiques, y compris sur le territoire américain, en coopération avec les autres agences fédérales (dont le FBI), ainsi que l’acquisition de renseignements concernant les programmes d’armement de l’Union Soviétique, et de ses installations militaires.

Diverses opérations ont lieu durant cette période, avec pour ambition de déstabiliser l’URSS, mais les maigres résultats incitent la CIA à mener des actions clandestines contre les États qui soutiennent l’Union Soviétique, afin d’en atténuer l’influence. En outre, la mise au point des avions et des satellites espions offrira à l’agence la capacité de survoler presque impunément le territoire soviétique, afin de connaître l’avancement de certains de ses programmes militaires et industriels, et surveiller les mouvement s des troupes. Mettant à profit le travail des divers médias, les agents de la CIA disposent de très nombreux réseaux câblés, qui reçoivent les transmissions des chaînes du monde entier, afin de garder un œil sur ce qui se passe dans les pays à surveiller.

La chute de l’URSS, au début des années quatre-vingt-dix, verra la CIA évoluer vers l’espionnage économique, et la lutte anti-terroriste, avec Oussama Ben Laden dans son viseur ; quelques tentatives de capture et d’assassinat de chefs terroristes ont eu lieu, jusqu’aux terribles attaques du 11 Septembre 2001.

Suite à ces attentats, la CIA prendra des mesures d’accroissement de ses effectifs et de son budget, et abordera la lutte contre le terrorisme à l’échelle planétaire, en coordination avec les forces armées des États-Unis. Cette approche planétaire nécessitera l’acquisition de nombreux hélicoptères, dont certains anciennement Soviétiques, pour les opérations en Afghanistan, et l’achat de drones de combat sera aussi un élément clé dans la lutte antiterroriste.

Indépendante vis-à-vis des autres agences fédérales, la CIA opère à l’étranger avec l’autorisation du Congrès, auquel elle doit régulièrement rendre compte de ses activités ; malgré cette obligation, l’agence a été impliquée dans des agissements illégaux envers des détenus suspectés de terrorisme. En effet, de très nombreux « terroristes » et autres « combattants » ont été capturés au combat, et transférés secrètement vers des prisons secrètes, installées dans des nations plus « souples » avec les droits de l’Homme. La CIA oriente actuellement ses activités contre le groupe terroriste Al Qaida et ses groupes affiliés, ainsi que dans la lutte contre les narcotrafiquants, la surveillance du programme nucléaire iranien, la surveillance du Pakistan, nation « amie » confrontée à des difficultés intérieures, la Corée du Nord et son arsenal nucléaire, la République Populaire de Chine (activités économiques et militaires), et le Proche-Orient, région instable depuis des décennies.  

La CIA emploie de très nombreux agents, recrutés auprès des minorités ethniques (près de 12% des effectifs) et parlant des langues étrangères, afin d’infiltrer des organisations criminelles, terroristes, voire des gouvernements. L'agence rencontre de sérieuses difficultés à recruter du personnel chinois pour surveiller davantage la République Populaire de Chine : ce s'explique notamment par le fait que Pékin peut menacer les membres des familles restés en Chine, où les représailles peuvent être potentiellement fatales. Les effectifs de la CIA sont estimés à 22 000 employés.

Ce personnel est sélectionné selon des critères spécifiques, et reçoit un entraînement intensif dans un centre spécialisé, surnommé « la ferme », et situé à quelques kilomètres du quartier général. Les employées passent régulièrement au détecteur de mensonges, pour s'assurer de leur fiabilité, dans un environnement où les tentations peuvent être nombreuses.

L’immeuble principal de la CIA est basé à Langley (Virginie), et abrite de nombreuses salles de réunion, des archives, des cafétérias, et bénéficie de mesures de sécurité renforcées, avec une force de police interne et de nombreux systèmes de surveillance. L'ensemble des bâtiments représente 230 000 m² et l'édifice principal a 6 étages, sans compter les sous-sols, dont le nombre est inconnu.

(Vue aérienne du siège de la CIA, photo www.hdl.loc.gov, wikipedia)

(Vue aérienne du siège de la CIA, photo www.hdl.loc.gov, wikipedia)

Moyens de la CIA

Bien qu'ils soient classés secrets, les importants moyens de la CIA incluent des stations d'interception, des laboratoires, des planques, des véhicules légers, des armureries, des centres de recherches technologiques, des moyens de communication cryptés, des centres de détention et des aéronefs. La CIA utilise des couvertures grâce à de fausses entreprises qui utilisent ces appareils, ou bien elle les loue auprès de vraies compagnies, mais en se faisant passer pour une entreprise.

Parmi les aéronefs identifiés lors des vols de transfert de prisonniers figurent

  • 5 avions Learjet 35
  • 5 avions Beechcraft 200
  • 4 avions Lockheed L-100
  • 4 avions CN-235
  • 4 avions Gulfstream IV
  • 3 avions Beechcraft 300
  • 3 avions Cesna 208
  • 2 avions Boeing B-737
  • 2 avions CASA 212
  • 2 avions Gulfstream III
  • 2 avions Gulfstream V
  • 1 avion ATR-42
  • 1 avion Hawker 800
  • 1 avion Cessna 172
  • 1 avion Cessna 550
  • 1 avion DHC-6
  • 1 avion DHC-8
  • 1 avion Piper PA-18

Par ailleurs, en plus de ces aéronefs, la CIA utilise une flotte de 30 à 40 drones armés MQ-1 Predator, utilisés pour des missions d'observation, de reconnaissance et de frappe, en vue de neutraliser des terroristes. Ces missions se déroulent surtout au Pakistan, en Afghanistan, au Yémen, en Irak, et en Somalie.

La CIA dans l'histoire

Depuis sa création, l'agence a été impliquée dans de très nombreuses opérations partout dans le monde, dont une grande partie demeure encore secrète actuellement. Pour l'heure, les activités connues de la CIA concernent la guerre de Corée, le coup d'État en Iran, le coup d'État au Guatemala, les actions en Syrie, en Indonésie, en République Démocratique du Congo, en République Dominicaine, à Cuba, au Vietnam, au Tchad, en Afghanistan, au Liban, au Pakistan, et en Pologne.

Pendant la guerre de Corée, la CIA a tenté de mener une guérilla lors de l'intervention chinoise au profit du Nord, mais la présence d'agents doubles a compromis une grande partie des actions de l'agence.

Au cours des années 1950, des agents de la CIA ont creusé un tunnel sous Berlin Ouest, afin d'atteindre les câbles de communications militaires soviétiques placés sous Berlin Est : les mettant sur écoute, ils ont pu connaître beaucoup d'informations confidentielles. Craignant l'URSS et ses programmes militaires, l'agence a développé en secret un avion espion, désigné U-2, entré en service à partir de 1957, pour observer le territoire soviétique à haute altitude, hors des défenses anti-aériennes. 

Pour conserver un bon approvisionnement en pétrole et garder le contrôle des sites de production, la CIA (aidée par son homologue britannique), a soutenu un coup d'État en Iran en 1953, pour empêcher l'URSS d'établir un partenariat commercial relatif au pétrole, que le régime alors en place voulait nationaliser. 

Peu après ce succès, la CIA a mené de 1953 à 1954 une série d'opérations au Guatemala pour éviter l'installation d'un gouvernement favorable à l'URSS, bien que ce n'étais pas le cas; les autorités américaines ont accusé le dirigeant du pays de vouloir se procurer des armes en Europe de l'Ouest et de l'Est, et le Honduras et le Nicaragua ont annoncé craindre une invasion guatémaltèque. Une mouvement rebelle, soutenu par la CIA, a réussi à pousser le président du Guatemala à la démission et son remplaçant instaure dès 1954 un régime autoritaire. 

Vers la même époque, en Indonésie, le président Sukarno avait affirmé que son pays désirait rester neutre entre l'URSS et les États-Unis, mais cette déclaration a suscité le doute chez les américains, qui espéraient faire basculer le pays dans la sphère d'influence occidentale. La crainte d'alors était celle de la théorie des dominos, qui prétendait que si un pays basculait dans le camp de l'URSS, les pays voisins en feraient autant progressivement. Plusieurs tentatives vaines ont été faites par la CIA pour déstabiliser le pays. 

Le 1er mai 1960, un très grave incident international a eu lieu lorsqu'un avion espion U-2 américain a été abattu au-dessus de l'URSS, alors qu'il espionnait le pays : le pilote a survécu et a été montré au public par le gouvernement soviétique, et des équipements de l'avion ont pu être récupérés par les soviétiques. Le pilote Francis Gary Powers a été condamné à 3 ans de prison et 7 ans de travaux forcés, mais a été échangé en 1962 contre Rudolf Abel, un officier de renseignement de l'URSS. Les relations américano-soviétiques ont été fortement dégradée après cet incident.

En 1961, après plusieurs années de préparation, une tentative de coup d'État contre Fidel Castro à Cuba a échoué dans la baie des cochons, où des contre-révolutionnaires cubains et des paramilitaires (y compris de la CIA) ont mené des actions pour renverser ou assassiner Castro, avec l'accord du président John F. Kennedy. 

Pendant toute la durée de la guerre froide, la CIA s'est employée à contrer l'influence réelle ou supposée de l'URSS dans le monde, en essayant de mettre en place des régimes favorables aux États-Unis et en armant des mouvements révolutionnaires. Face à la difficulté à infiltrer des agents dans les pays communistes, souvent à régime policier, ou à survoler ces mêmes pays, la CIA a développé et utilisé des moyens d'interceptions électro-magnétiques; au début des années 1980, 2 stations d'écoute de la CIA ont été installées en République Populaire de Chine, pour surveiller l'URSS, en collaboration avec les services de renseignements chinois (arrêt de cette coopération après les événements de la place Tien'anmen en 1989).

En 1974, la CIA est parvenue en secret à récupérer une partie de l'épave d'un sous-marin nucléaire soviétique coulé en 1968 dans le Pacifique avec tout son équipage, suite à un accident d'origine inconnue; les équipements récupérés dans la partie remontée à la surface incluaient des torpilles nucléaires, des systèmes de cryptographie et des documents militaires. 

Au moment de l'invasion soviétique de l'Afghanistan, en 1979, l'URSS a surpris les États-Unis et fait craindre une possible main-mise future sur le Proche-Orient et son pétrole : l'incapacité de la CIA à prédire les intentions de Moscou a accentué les craintes de Washington, et l'administration du président Jimmy Carter a alors décidé d'appuyer davantage le Pakistan voisin, où les insurgés afghans trouvaient refuge. Sous l'ère du président Ronald Reagan, l'appui américain est passé par l'envoi de médicaments, de munitions, d'armes et de formateurs pour entraîner les rebelles afghans et mener une guérilla contre les soviétiques, avec en particulier la livraison de missiles antiaériens portatifs. 

A la même période, l'Amérique centrale est objet de l'attention de l'agence, qui favorise le trafic de drogue pour financer des mouvements paramilitaires anti-communistes, notamment au Nicaragua. 

L'effondrement rapide de l'URSS a également surpris la CIA, dont les analystes se basaient principalement sur les données économiques officielles du pays, bien souvent tronquées pour correspondre aux attentes du gouvernement d'alors : la relance de la course aux armements, initiée par le président Reagan, a poussé l'URSS à orienter son économie vers l'industrie lourde et l'armement, ce qui a conduit à son asphyxie économique, en parallèle de la coûteuse guerre en Afghanistan. 

La CIA a été surprise à plusieurs occasions par des changements politiques, économiques ou militaires dans le monde, et s'est notamment trouvée désemparée lors de la guerre du golfe de 1991, car elle n'avait aucun agent en Irak pour l'informer de la situation. Les estimations de la CIA concernant les capacités irakiennes durant la guerre ont rarement été fiables, et ont même conduit à des erreurs d'objectifs, détruisant parfois des installations souterraines civiles au lieu de militaires. 

La présence massive de troupes américaines en Arabie Saoudite à cette époque a provoqué la colère d'Oussama Ben Laden, riche saoudien qui soutenait les rebelles afghans, et qui a été expulsé en 1991 de son pays d'origine. Ses propos et ses intentions hostiles aux États-Unis ont amené la CIA à mettre en place en 1996 une cellule chargée de le traquer, mais sans arriver à le capturer. En 1998, Ben Laden a officiellement déclaré la guerre aux États-Unis et a notamment commandité les attentats meurtriers contre les ambassades américaines en Tanzanie et au Kenya, puis l'attaque conte le destroyer USS Cole au Yémen en 2000.

Les enquêteurs de la CIA ont rencontré de sérieuses difficultés pour localiser Ben Laden, qui voyageait fréquemment entre le Soudan et l'Afghanistan, et l'agence n'avait qu'une poignée de personnels sur le terrain, et peu parlaient arabe. Bien qu'informée par quelques sources officieuses et officielles que Ben Laden préparait une attaque ambitieuse et destructrice contre les États-Unis, la CIA n'a pas réussi à se coordonner avec d'autres agences pour empêcher les terribles attentats du 11 septembre 2001, malgré des signes avant-coureurs et des informations non vérifiées.  

Critiquée pour son incapacité à empêcher ces attentats, la CIA a depuis fait de l'islam fondamentaliste son principal ennemi, dans le cadre de la lutte anti-terroriste : l'invasion de l'Afghanistan (où était réfugié Ben Laden) a vu les agents de la CIA prendre contact avec les chefs de guerre afghans opposés au régime Taliban, souvent avec des milliers de Dollars pour acheter leur loyauté et leur permettre de s'équiper. Les agents américains ont aussi effectué des missions d'observation et de reconnaissance au profit des forces armées, mené des opérations de collecte de renseignement humain, aidé à désigner des objectifs pour des frappes aériennes, loué du matériel, ou encore de liaison avec les forces afghanes. Obtenant des renseignement sur la localisation possible de Ben Laden en Afghanistan, des agents de la CIA ont été envoyés dans les montagnes de Tora-Bora, où une terrible bataille a vu le groupe terroriste Al Qaïda subir de lourdes pertes, mais Ben Laden est parvenu à s'enfuir. 

(Forces spéciales utilisant un hélicoptère Mi-17 loué par la CIA, Bagram, Afghanistan, photo de Master Sgt Keith Reed, 03/2002, www.cia.americanspecialops.com)

(Forces spéciales utilisant un hélicoptère Mi-17 loué par la CIA, Bagram, Afghanistan, photo de Master Sgt Keith Reed, 03/2002, www.cia.americanspecialops.com)

Dans sa lutte mondiale contre le terrorisme, la CIA a eu recours à des centres d'interrogatoires secrets situés dans des pays d'Europe de l'Est, au Maroc, en Afghanistan, en Égypte, en Libye, en Algérie, en Indonésie, en Irak, en Arabie Saoudite, à Djibouti, à Diego Garcia, ou encore en Mauritanie. Les prisonniers capturés ont été transférés en secret dans ces centres, où le respect des droits de l'homme n'était pas pris en considération, et ils ont subi des tortures destinées à leur faire avouer des informations. Une partie des prisonniers a ensuite été envoyée à Guantanamo, à Cuba, dans une prison échappant à la juridiction internationale, tandis que d'autres ont été tués, ou libérés faute de preuves, ou parce qu'ils étaient innocents. En 2006, le président George W. Bush a reconnu l'existence de ces sites et le recours à la torture. 

Plusieurs agents de la CIA ont trouvé la mort durant les opérations en Afghanistan, entre 2001 et 2009, et l'agence a également contribué aux opérations contre l'Irak en 2003. Le 2 ami 2011, après une traque de 10 années, Oussama Ben Laden a été abattu par une équipe de commandos SEAL de l'US Navy, sous l'autorité et le commandement de la CIA, dans son repère d'Abbottabad, au Pakistan.

Principalement axée sur la lutte anti-terroriste, la CIA a recruté de nombreux interprètes des langues du Proche et du Moyen-Orient, pour mieux obtenir des informations via les sources humaines ou technologiques, mais aussi pour cibler plus efficacement les terroristes à éliminer à l'aide des drones armés en sa possession. 

L'effondrement de l'URSS et l'émergence de la menace terroriste ont longtemps éloigné la CIA de la Chine, dont les ambitions planétaires ont commencé à paraître au début des années 2000, tirant profit de sa croissance économique élevée pour se réarmer et influer dans l'Asie-Pacifique. La CIA rencontre de grandes difficultés à infiltrer des agents chinois dans les sphères politiques chinoises ou auprès des centres décisionnels, et le contre-espionnage chinois est parvenu à démanteler plusieurs réseaux américains sur son sol entre 2010 et 2012, emprisonnant, tuant ou "retournant" des agents recrutés par la CIA.

Dans l'enceinte du quartier général de la CIA, l'agence a installé un mémorial consacré aux agents tués en mission : ils sont représentés par des étoiles anonymes pour protéger leur identité, bien que certains noms soient communiqués dans un registre. 

(Mémorial de la CIA, photo de www.cia.gov)

(Mémorial de la CIA, photo de www.cia.gov)

Missions de la CIA

  • lutte anti-terroriste
  • lutte contre la prolifération d'armes de destruction massive (ADM)
  • alerte et information des dirigeants américains sur les événements dans le monde
  • contre-espionnage
  • cyber renseignement

Pour mener à bien ces missions, la CIA bénéficie de moyens matériels et humains importants, avec des analystes, des linguistes, des psychologues, des politologues, des économistes, des techniciens spécialisés, des historiens, des sociologues, des médecins, et des unités spéciales d'intervention. 

La formation du personnel de terrain est assurée à Camp Peary, en Virginie, dont l'accès au public est interdit depuis 1951, avec une surveillance drastique des environs; ce centre s'étend sur 3642 hectares et dispose d'un petit aérodrome avec une piste de 1500 mètres. Les futurs agents apprennent l'art d'obtenir des renseignements, de manipuler les personnes, de planifier des opérations, de se créer une fausse identité, de s'évader, d'organiser un réseau clandestin, d'établir des contacts utiles, ou encore d'anticiper une éventuelle découverte de leur identité et de préparer leur sortie du pays où ils se trouvent.

Le campus de Camp Peary, surnommé "la Ferme", dispose d'un gymnase, de stands de tir, de salles de classe, de dortoirs, d'une cantine, et d'une maquette de prison, pour c equi concerne la partie visible des installations.

L'agence dispose aussi du Harvey Point Defense Testing Activity, situé sur une péninsule de la Caroline du Nord,où sont formés les agents chargés de la lutte anti-terroriste et de protection; le site possède un aérodrome à partir duquel le personnel peut être déployé. L'espace aérien à proximité de ce centre est rigoureusement surveillé et interdit de survol à l'aviation civile. 

Le centre Warrenton Training Center, installé en Virginie dans les comtés de Fauquier et Culpeper, assure l'entraînement et la formation du personnel chargé des interceptions électroniques, du cryptage des données et des communications. Parallèlement à la formation, ce site effectue également des activités opérationnelles liées aux communications; une grande partie des installations est souterraine. 

Organisation

  • Executive Office : avec à sa tête un directeur, nommé par le président et confirmé par le Sénat, ce bureau supervise l'action générale de la CIA et rend compte au Congrès, à la Maison Blanche et au Directeur National de l'Intelligence. Un directeur adjoint est aussi en fonction, assurant l'administration générale des services, et un officier en charge des opérations veille au suivi quotidien des activités. Les différents directorats sont tous supervisés par un directeur associé à leur tête.
  • Directorate of Digital Innovation : récemment créé pour répondre aux besoins croissants de la CIA en matière de nouvelles technologies digitales, ce service aide à protéger les infrastructures des menaces cybernétiques, à former le personnel au bon usage des moyens informatiques, développe des innovations technologiques liées au monde digital et aux communications.
  • Directorate of Analysis : service chargé de l'analyse des données, il est responsable de la création et de la diffusion de dossiers en lien avec les régions du monde; il est composé d'un bureau chargé du Moyen-Orient et de l'Afrique du Nord, d'un bureau chargé de l'Asie du Sud, d'un bureau chargé de l'Irak, d'un bureau chargé de la Russie et de l'Europe et d'un bureau chargé de l'Asie Pacifique, de l'Amérique latine et de l'Afrique. L'étude des groupes terroristes, des cartels de la drogue, des programmes d'ADM, des trafics, des activités d'espionnage adverses et des menaces militaires incombe à ce directorat.
  • Directorate of Operations : responsable de la collecte d'informations à l'étranger, de la conduite d'activités paramilitaires (sans uniformes ni objet reliant le personnel aux États-Unis), de l'élimination de personnes menaçantes, de la formation de soldats ou de mercenaires à l'étranger, ce service est appuyé par des antennes dans de nombreuses ambassades américaines dans le monde et par d'importants moyens matériels (hélicoptères, avions, drones, navires rapides, etc).
  • Directorate of Support : il assure le soutien technique, humain et financier des activités de la CIA dans ses installations, aux États-Unis et à l'étranger. Munitions, armes, vivres, véhicules, essence, moyens de communication, moyens d'observation, hébergements, matériel médical, ou encore équipements spéciaux sont fournis par ce service. En lien avec les autres services, il est essentiel à la bonne conduite des opérations. Ce directorat assure également l'entraînement des nouvelles recrues, leur évaluation et leur affectation.
  • Directorate of Science & Technology : ce service créé et met en place des technologies pour la collecte d'informations, à travers différents capteurs actifs ou passifs; des systèmes optiques ont été mis au point par ce service et embarqués à bord de satellites ou d'avions de reconnaissance par exemple. Des batteries longue durée, des micros laser, des micro-drones, des objets avec cachette intégrée ou encore des substances chimiques pour neutraliser les personnes ou les contraindre à dévoiler des informations ont été réalisés par ce service.

En mars 2017, le site internet WikiLeaks a publié 8000 documents concernant la CIA et le détail de ses procédures pour compromettre les logiciels présents dans les voitures, les télévisions connectées, les navigateurs internet, les smartphones et les systèmes d'exploitation des ordinateurs. 

Chaque année, la CIA publie le CIA World Factbook, accessible au public et qui décrit les pays du monde, aux niveaux géographique, démographique, économique, politique, militaire et le tout sans droit d'auteur.

La CIA dans la culture populaire

Souvent abordée par Hollywood dans des films, ou dans des séries télévisées, la CIA est l'objet de nombreux fantasmes et idées reçues.

Films

  • Les 3 jours du Condor, de Sydney Pollack (1975)
  • A la poursuite d'Octobre Rouge, de John McTiernan (1990)
  • Dans la ligne de mire, de Wolfgang Petersen (1993)
  • Spy Game, de Tony Scott (2001)
  • Bad Company, de Joel Schumacher (2002)
  • La mémoire dans la peau, de Doug Liman (2002)
  • La recrue, de Roger Donaldson (2003)
  • La mort dans la peau, de Paul Greengrass (2004)
  • La vengeance dans la peau, de Paul Greengrass (2007)
  • Taken, de Pierre Morel (2008)
  • Salt, de Phillip Noyce (2010)
  • Red, de Robert Schwenkte (2010)
  • Jason Bourne, l'héritage, de Tony Gilroy (2012)
  • Sécurité rapprochée, de Daniel Espinosa (2012)
  • Red 2, de Dean Parisot (2013)
  • Jason Bourne, de Paul Greengrass (2016)

Séries TV

  • Alias, série de J.J Abrams (2001-2006)
  • Chuck, de John Schwartz & Chris Fedak (2007-2012)
  • The Company, de Mikael Salomon (2007)
  • Homeland, de Howard Gordon & Alex Gansa (2011- en cours)
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