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Les États-Unis d'Amérique

Venez découvrir l'Histoire des États-Unis d'Amérique: géographie, villes, économie, culture, gastronomie, sports...

Northrop Grumman RQ-4

(RQ-4 en vol de reconnaissance en Amérique du Sud et Centrale, photo de Bobbi Zapka, USAF, 01/03/2007, www.af.mil, wikipedia)

(RQ-4 en vol de reconnaissance en Amérique du Sud et Centrale, photo de Bobbi Zapka, USAF, 01/03/2007, www.af.mil, wikipedia)

Drone de surveillance de l'US Air Force, capable de franchir des distances intercontinentales, le Northrop Grumman RQ-4 Global Hawk est affecté à des missions d’observation, de reconnaissance et de recueil de renseignements, grâce à ses nombreux capteurs embarqués.

Employé à très haute altitude, il est en mesure d’observer un territoire de plus de 100.000 Km² en une journée, soit la superficie approximative de l’Islande, et d’en transmettre les informations collectées par liaison satellite directement aux stations de contrôle et si besoin, au Pentagone ou à la Maison Blanche.

Financés par la Defense Advanced Research Projects Agency (DARPA), les 7 premiers modèles ont été conçus et utilisés à des fins d’évaluation et de tests, depuis 1998, et les circonstances internationales ont nécessité d’importants efforts pour le mettre en service rapidement et l’engager en Afghanistan. Alors qu’il était toujours en phase de mise au point, le RQ-4 commença à être produit, à faible cadence, à partir de 2002, 9 d’entre eux étant assemblés, dont 2 destinés à l’US Navy ; courant 2003, 2 d’entre eux ont été détachés sur le théâtre irakien.

La première génération a été modifiée par la suite au niveau de la cellule, ainsi qu’au niveau de la capacité d’emport de charge, revue à la hausse, mais de sérieuses difficultés de mise au point, couplée à un taux de panne élevé (supérieur par heure de vol au F-16), posent problème aux décideurs de l’Air Force. Vers le milieu de 2006, la dérive des coûts unitaires était de 25% par rapport aux estimations de base, risquant de mettre un terme au programme si le Congrès ne le considérait pas comme important pour la sécurité nationale ; cependant, en juin 2006, le programme a été restructuré, impliquant à nouveau des modifications et des essais plus poussés. En 2010, des RQ-4 ont été déployés auprès du Central Command (qui se charge de l’Irak, de l’Iran, de l’Afghanistan, etc.), et ont mené 30.000 heures de vol, au cours de 1500 sorties, puis en 2011, au-dessus du Japon, après le terrible tremblement de terre, afin de survoler les zones sinistrées, notamment la centrale nucléaire de Fukushima.

Dans son rôle d’espion du ciel, le RQ-4 devrait progressivement succéder au Lockheed TR-1A/U-2, mais sa cadence de production, ajoutée à ses défaillances, ont incité l’Air Force à annuler une commande d’une nouvelle tranche (Block 40) en 2012. En octobre 2013, l'USAF a déployé des RQ-4 au Japon, pour surveiller la Corée du Nord, puis en novembre 2013, un RQ-4 basé à Andersen AFB (à Guam) a été utilisé pour aider les secours après le passage d'un typhon aux Philippines. En 2015, les RQ-4 ont été engagés pour observer les théâtres syrien et irakien où étaient présents des membres du groupes terroriste Daech; courant 2016, un RQ-4 a survolé l'Allemagne afin de rassurer les alliés de l'OTAN au sujet de la présence de la Russie en Ukraine.

Actuellement, l'US Air Force dispose de 33 RQ-4 dans son parc aérien et l'US Navy va se doter d'une flotte de MQ-4, dérivés du RQ-4 et spécialisés dans la patrouille maritime. 

Caractéristiques

Apportant une dimension nouvelle aux capacités de collecte de renseignement à haute altitude, le RQ-4 est le plus gros avion sans pilote en service dans l’Air Force : il mesure entre 13.54 et 14.51 mètres de long (version « A » ou « B »), 4.62 mètres de haut, pour une envergure comprise entre 35.41 et 39.9 mètres (respectivement « A » et « B »).

La masse à vide de l’engin est de 3.85 tonnes, pour un poids maximal en ordre de combat de 11.61 à 14.62 tonnes (« A » et « B ») ; la charge utile est de 907 Kg de matériel, et 6.57 tonnes de carburant, permettant de voler sur 24.985 kilomètres.

La propulsion est assurée par 1 turboréacteur Alison RollsRoyce AE3007, donnant une poussée suffisante pour faire avancer le RQ-4 à 650 Km/h de vitesse de croisière, à un plafond maximal de 19.812 mètres.

L’électronique de bord inclut 1 radar SAR/MTI d’une résolution très élevée (capable de repérer des cibles mouvantes à 100 kilomètres), des capteurs électro-optiques et infrarouges, 1 système de poursuite et d’identification des cibles au sol par affichage de texte, 1 système de navigation inertiel, 1 GPS, 1 système d’autoprotection AN/ALR-89 (détecteur de radar et de pointeurs lasers, brouilleurs), 1 système de commande à vue direct, et des antennes  de transmission et de réception des données. Ainsi équipé, le RQ-4 Global Hawk permet de collecter et d’acheminer les informations tactiques et stratégiques vers les centres décisionnels (P.C, Pentagone, Maison Blanche).

(Maintenance d'un RQ-4 en Asie du Sud-Est, photo de Master Sgt Scott T. Sturkol, USAF, 06/05/2009, www.flickr.com)

(Maintenance d'un RQ-4 en Asie du Sud-Est, photo de Master Sgt Scott T. Sturkol, USAF, 06/05/2009, www.flickr.com)

Northrop Grumman RQ-4
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