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Les États-Unis d'Amérique

Les États-Unis d'Amérique

Venez découvrir l'Histoire des États-Unis d'Amérique: géographie, villes, économie, culture, gastronomie, sports...

Chrysler Defense M1

(M1A1 du 1st Tank Bn en Afghanistan, photo de Cpl Ned Johnson, USMC, 13/01/2011, www.flickr.com)

(M1A1 du 1st Tank Bn en Afghanistan, photo de Cpl Ned Johnson, USMC, 13/01/2011, www.flickr.com)

Unique char de combat en service dans l’US Marine Corps, le Chrysler Defense (devenu General Dynamics Land Systems) M-1 Abrams est le successeur du vénérable char M-60 Patton, dont la conception ancienne le rendait vulnérable face aux nouvelles machines de l’Union Soviétique, vers la fin des années soixante-dix.

A cette époque, l’Union Soviétique disposait de milliers de chars dans ses rangs, et en fournissant aussi de grosses quantités à l’exportation, notamment dans les pays Arabes, où la guerre du Kippour (1973) mit en évidence l’intérêt de posséder un char bien protégé, mobile et mortel pour l’ennemi : le programme du M-1 est né, mettant en compétition Chrysler Defense et General Motors. En 1976, Chrysler Defense est déclaré vainqueur face à General Motors, et son prototype XM-1 roule pour la première fois en février 1978, suivi par onze modèles de présérie, destinés à accélérer le programme d’essais, avec une première production, en petite série, à partir du 7 mars 1979.

Après l’arrivée du Président Reagan au pouvoir, en janvier 1981, la production à grande échelle du M-1 fut approuvée, marquant ainsi la volonté de cette administration de moderniser son armée et de poursuivre d’ambitieux programmes d’armements, afin de surclasser l’Armée Rouge. Entré en service dans l’US Army à partir du début des années quatre-vingts, le M-1 Abrams a été produit à 3273 unités entre 1979 et 1985, avec un canon principal de 105 mm, remplacé à partir de 1986, par un modèle de 120 mm, sur la version M-1A1, construite à 6000 exemplaires, entre 1986 et 1992. L'US Marine Corps a reçu ses premiers chars M-1A1 en 1989, pour remplacer ses M-60.

Peu après, la chute de l’Union Soviétique a offert aux États-Unis la seule place de superpuissance militaire mondiale, dont l'Amérique a fait la démonstration lors de la guerre du golfe de 1991, au cours de laquelle 1848 M-1A1 furent déployés face à l’armée de Saddam Hussein (calquée sur le modèle Soviétique), qui fut balayée par la puissance de feu des blindés américains, lesquels connurent cependant des dommages variés.

En 2003, suite à l’invasion américaine de l’Irak, plusieurs M-1 furent sévèrement endommagés par les tirs et embuscades ennemis, avec un total de 80 M-1 renvoyés au pays pour réparations (principalement de l'US Army), et le Pentagone a mis en place, à partir de 2004, un kit de survivabilité amélioré pour le milieu urbain.  

Au sein de la force terrestre de l'USMC, le M1A1 est utilisé par les Marine Expeditionary Unit, ainsi que par des bataillons de chars, et constitue le véhicule le plus lourd et le plus puissant en service chez les Marines.

Caractéristiques

Char de combat lourd, le M-1 Abrams mesure 7.92 mètres de long, 3.65 mètres de large et 2.43 mètres de haut, représentant une masse totale en ordre de bataille de 68 tonnes; son groupe motopropulseur s’appuie sur un moteur Honeywell AGT-1500C de 1500 Cv, couplé à une turbine d’hélicoptère, ce qui lui offre la meilleure capacité d’accélération de toute la planète, et son moteur à dû être bridé, pour limiter l’usure de la structure ; ce moteur a été conçu pour fonctionner avec la plupart des carburants actuels.

La vitesse maximale sur route est de 56 Km/h, pour une vitesse en tous terrains de 40 Km/h, le tout avec un rayon d’action de 426 kilomètres, autorisé par plusieurs réservoirs. Le châssis repose sur deux trains de roulement à 7 roues et 7 galets chacun, pour lesquels une protection latérale a été posée, afin de réduire les dommages occasionnés par l’impact d’un projectile. 

Le blindage de ce véhicule est un des plus secrets au monde, et offre d’excellentes chances de survie à l’équipage en cas d’impact, notamment au niveau de la soute à munitions, conçue pour orienter immanquablement le souffle d’une explosion vers l’extérieur. L’alliage du blindage est composé d’acier, de kevlar, de céramique et de matériaux composites, et peut être renforcé par du blindage réactif, principalement monté sur les flancs du véhicule. Enfin, en cas de départ de feu à bord, un système « Halon » (qui aspire l’oxygène) est présent dans le char, pour éteindre rapidement tout incendie, et se prémunir de pertes humaines et matérielles, et le M-1 est protégé contre les risques NBC.

L’électronique de défense du M-1 repose sur un système de brouillage des missiles antichars ennemis AN/VLQ-6, qui émet un fort signal thermique et infrarouge, pour permturber les capteurs des projectiles adverses ;la partie offensive repose sur un système complexe de contrôle de tir, qui combine un télémètre laser, un stabilisateur du canon, un système de vision nocturne et un calculateur de tir, offrant une grande précision aux tirs du char.

L’armement est monté sur une tourelle rotative de 24 tonnes, équipée d’un canon de 120 mm, alimenté par 42 obus, couplé à une mitrailleuse coaxiale de 7.62 mm, appuyée par une autre située au niveau de l’écoutille du pourvoyeur (pour un total de 8800 projectiles), et enfin une mitrailleuse M-2 de 12.7 mm (900 balles), montée sur le dessus de la tourelle, pour le soutien et la défense antiaérienne. 

(M1A1 débarqué par un LCAC, photo www.navy.mil)

(M1A1 débarqué par un LCAC, photo www.navy.mil)

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