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Les États-Unis d'Amérique

Les États-Unis d'Amérique

Venez découvrir l'Histoire des États-Unis d'Amérique: géographie, villes, économie, culture, gastronomie, sports...

Lockheed Martin F-35 C

(F-35 C en essais sur 'lUSS Dwight D. Eisenhower, photo de MCS 3rd class Jameson E. Lynch, US Navy, 03/10/2015, www.flickr.com)

(F-35 C en essais sur 'lUSS Dwight D. Eisenhower, photo de MCS 3rd class Jameson E. Lynch, US Navy, 03/10/2015, www.flickr.com)

Programme  majeur de rééquipement des forces armées américaines, le projet Joint Strike Fighter (JSF) F-35 Lightning II est né d’une demande du Pentagone, qui désirait disposer d’un appareil polyvalent et commun à toutes ses forces armées.

Le cahier des charges étant finalement rédigé en mars 1996, des contrats furent alors passés, en décembre de cette même année, avec deux équipes industrielles, dirigées respectivement par Boeing et Lockheed Martin, afin de mettre au point un démonstrateur : celui de Boeing est nommé X-32 et celui de Lockheed Martin X-35.

Après différents essais de développement et démonstrations, le vainqueur fut désigné en octobre 2001, le choix s’orientant vers l’appareil de Lockheed Martin, jugé moins risqué à développer, avec un potentiel élevé. Décliné en trois versions, dont le modèle C à décollage conventionnel embarqué, destiné à l’US Navy, le programme du F-35 débuta en novembre 2003, avec l’assemblage du premier prototype ; des difficultés de mise au point ont frappé l’ensemble du programme, avec des problèmes techniques et informatiques.

La version C est sortie d’usine le 29 juillet 2009, et le premier F-35 C est arrivé sur la base d’essais en vol de l’aéronaval de Patuxent River (Maryland), le 6 novembre 2010, en vue d’y effectuer tout un éventail de tests et d’essais en vol, avant son admission au service actif de la flotte, espéré pour 2014.

Des problèmes logiciels et de crosse d’appontage ont entraîné l’immobilisation des 6 premiers F-35 C, et les solutions apportées ont permis la reprise des essais, avec notamment un catapultage par système électromagnétique de nouvelle génération. Plus complexe que prévu, l'entretien de l'avion pose des problèmes à l'US Navy, de même que la sécurité informatique des informations collectées durant les missions.

Les premiers essais en mer ont débuté en octobre 2014, et le 1er appontage s'est déroulé le 3 novembre 2014; l'escadrille VFA-147 de Lemoore (Californie) a été choisie pour être la 1ère unité de transformation opérationnelle en 2018. Le 1er déploiement opérationnel devrait avoir lieu sur l'USS Carl Vinson en 2020.

Au total, l’US Navy souhaite acquérir 260 F-35 C (au lieu de 480 prévus) pour remplacer ses F/A-18 A/B/C/D, et compléter son parc de F/A-18 E/F Super Hornet dans l'aéronavale; les Marines devraient quant à eux en acheter 80, pour équiper 5 escadrons d’attaque, embarqués sur les porte-avions de la Navy.  

Caractéristiques

Monoréacteur polyvalent aux formes furtives, le F-35C mesure 15.70 mètres de long, 4.48 mètres de haut, et a une envergure de 13.10 mètres ; propulsé par un turboréacteur Pratt & Whitney F- 135, non conçu pour la supercroisière, le F-35 est en mesure d’atteindre 1930 Km/h, pour une autonomie au combat de 1100 kilomètres (avec carburant interne et armement), ou une distance franchissable maximale de 2220 kilomètres, avec carburant interne.

La masse à vide est de 15.80 tonnes, pour une masse maximale au décollage de 31.80 tonnes, dont 8.86 tonnes de carburant en interne. 

L’armement de bord comprend 1 canon fixe rotatif quadruple GAU-22 de 25 mm, approvisionné par 180 obus, et complété par 8.16 tonnes de charge militaire, dont une partie prend place dans des soutes latérales qui s’ouvrent pour lancer et se ferment immédiatement, pour réduire les risques de détection.

Le F-35 dispose d’entrées d’air adaptées à la furtivité, empêchant les ondes radar d’atteindre les aubes du réacteur, et les surfaces de l’avion ont été conçues pour diminuer la signature et recouvertes de matériaux absorbant, destinés à rendre plus difficile la détection de l’appareil, et son repérage par la chasse et les missiles ennemis.

Une électronique complexe prend place à bord, autour d’un radar à antenne active AN/APG-81, un système électro-optique de désignation de cible, installé en dessous du nez, 6 systèmes de détection infrarouge de missile, pour avertir de l’arrivée d’un engin ennemi, et offrant une protection intégrale de l’appareil, un système de combat électronique AN/ASQ-239, un système de communications cryptée, associé à un système de navigation et d’identification, l’ensemble de ces systèmes voyant converger ses données sur un grand écran multifonctions, offrant au pilote une meilleure compréhension de la situation tactique.

Le pilote prend place dans un cockpit bénéficiant d’un système de reconnaissance vocale, couplé à un casque, dont les mouvements asservissent les différents systèmes sélectionnés par la tête du pilote, et l’informe des données de navigation, permettant de faire disparaître l’habituel collimateur tête haute. 

(F-35 C prêt au catapultage, USS Dwight D. Eisenhower, photo MCS Seaman Anderson W. Branch, US Navy, 06/10/2015, www.flickr.com)

(F-35 C prêt au catapultage, USS Dwight D. Eisenhower, photo MCS Seaman Anderson W. Branch, US Navy, 06/10/2015, www.flickr.com)

(F-35 C présentant ses soutes internes, photo Lockheed Martin/Andy Wolfe, 17/01/2013, www.flickr.com)

(F-35 C présentant ses soutes internes, photo Lockheed Martin/Andy Wolfe, 17/01/2013, www.flickr.com)

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