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Les États-Unis d'Amérique

Les États-Unis d'Amérique

Venez découvrir l'Histoire des États-Unis d'Amérique: géographie, villes, économie, culture, gastronomie, sports...

Classe Ticonderoga

(USS Leyte Gulf et USS Barry (A. Burke) en escorte, photo de MCS Seaman Jared M. King, US Navy, 17/01/2011, www.flickr.com)

(USS Leyte Gulf et USS Barry (A. Burke) en escorte, photo de MCS Seaman Jared M. King, US Navy, 17/01/2011, www.flickr.com)

Conçue dès le milieu des années soixante-dix, à partir de la forme générale de la classe précédente, du type « Spruance », la classe « Ticonderoga », du nom du premier bâtiment de la série, a été lancée le 25 avril 1981, et admise au service dans l'US Navy à partir du 22 janvier 1983.

Première catégorie de navires à mettre en œuvre le puissant et redoutable système radar antiaérien Aegis, cette classe s’est rapidement vue modifiée par les autorités, qui ont fait installer à son bord des systèmes de lancements verticaux pour missiles, et ont amélioré son électronique de bord.

Construits par les chantiers navals Ingalls Shipbuilding (Mississippi) et Bath Iron Works (Maine), les « Ticonderoga » ont vu l’éventail de leurs missions évoluer au fil des ans : initialement conçus pour la lutte antiaérienne, ils ont depuis été rendus aptes à l’interdiction maritime, à la lutte antimissile balistique, à la frappe lointaine, ou à la lutte anti-sous-marine.

Un de ces navires, l’USS « Vincennes », a été impliqué dans la destruction d’un avion de ligne civil iranien, en 1988, entraînant la mort de 290 personnes, après avoir cru être attaqué par un F-14 de ce pays, dont le vecteur le plaçait sur la trajectoire de l’Airbus A-300 ; pour replacer ce tragique événement dans son contexte, il convient de rappeler qu’un an auparavant, un avion irakien avait attaqué une frégate américaine dans la même zone (près du détroit d’Ormuz), provoquant la mort de 37 marins.

Très polyvalents et bien plus puissants que la plupart des navires de surface en service dans le monde, à l’exception de quelques bâtiments russes, les « Ticonderoga » ont un coût unitaire très élevé (1 Milliard de Dollars), de même qu’un coût d’entretien important, d’où l’annonce, en octobre 2011, du retrait anticipé de 7 de ces navires d’ici fin 2014-2015, pour dégager des lignes budgétaires, et peut être acquérir d’autres destroyers Arleigh Burke (jusqu’à 24 supplémentaires, entre 2016 et 2031). La décision du retrait a été par la suite annulée en 2012 et 22 Ticonderoga servent encore dans l'US Navy.

Répartition de la flotte

NomBaseFlotte
USS Bunker HillSan Diego (CA)3rd Fleet
USS Mobile BaySan Diego (CA)3rd Fleet
USS Lake ChamplainSan Diego (CA)3rd Fleet
USS PrincetonSan Diego (CA)3rd Fleet
USS CowpensSan Diego (CA)3rd Fleet
USS ChosinSan Diego (CA)3rd Fleet
USS Lake ErieSan Diego (CA)3rd Fleet
USS Cape St GeorgeSan Diego (CA)3rd Fleet
USS Philippine SeaMayport (FL)USFLTCOM
USS GettysburgMayport (FL)USFLTCOM
USS Hué CityMayport (FL)USFLTCOM
USS VicksburgMayport (FL)USFLTCOM
USS Port RoyalPearl Harbor (HI)3rd Fleet
USS AntietamYokosuka (Japon)7th Fleet
USS ChancellorsvilleYokosuka (Japon)7th Fleet
USS ShilohYokosuka (Japon)7th Fleet
USS Leyte GulfNorfolk (VA)USFLTCOM
USS San JacintoNorfolk (VA)USFLTCOM
USS NormandyNorfolk (VA)USFLTCOM
USS MontereyNorfolk (VA)USFLTCOM
USS AnzioNorfolk (VA)USFLTCOM
USS Vella GulfNorfolk (VA)USFLTCOM

Caractéristiques

Étudiés pour intégrer les meilleurs technologies et l’armement le plus puissant, les Ticonderoga mesurent 172.32 mètres de long, 16.76 mètres de large et ont un tirant d’eau de 10 mètres. A pleine charge, leur masse est de 9957 tonnes, dont la propulsion est assurée par 4 turbines à gaz General Electric LM-2500 de 80.000 Cv, actionnant 2 hélices à pas réversible, permettant une vitesse maximale de 60 Km/h, et une autonomie variant de 6100 kilomètres à 56 Km/h, à 11.000 kilomètres à 37 Km/h.

L’armement principal de ces croiseurs comprend 2 systèmes à lancement vertical Mk-41, accueillant 122 cellules de tir (contre 96 chez les Arleigh Burke), pour missiles antiaériens SM- 2MR, SM-3, ASROC et BGM-109 Tomahawk ; en outre, 2 systèmes quadruples de lancement de missiles antinavires RGM-84 Harpoon sont également montés sur ces navires.

La lutte anti- sous-marine s’appuie sur 2 lanceurs triples Mk-32, la lutte anti-surface et la frappe littoral sont assurées par 2 canons Mk-45 de 127 mm, la défense rapprochée s’articule autour de 2 systèmes Phalanx, de 2 à 4 mitrailleuses de 12.7 mm  et 2 canons Bushmaster de 25 mm.

En dehors de ces armements fixes, les Ticonderoga disposent d’un pont d’envol, sur la partie arrière, capable d’accueillir 2 hélicoptères SH-60B, pour la lutte anti-sous-marine et antinavire.

L’électronique de bord met en œuvre le formidable système AN/SPY-1A Aegis, de 185 kilomètres de portée, et capable de repérer jusqu'à 800 cibles évoluant à basse ou à haute altitude, sur 360°, et de les suivre, tout en couplant ses performances avec les illuminateurs AN/SPG-62 de contrôle de tir, chargés d’assurer le guidage des missiles jusqu’aux objectifs (20 projectiles guidés simultanément), y compris contre des missiles balistiques à têtes nucléaires.

Lors de phases de tir d’artillerie, le contrôle du tir est effectué par le radar AN/SPQ-9 (jusqu’à 37 kilomètres de portée), et la recherche de cibles à la surface s’appuie sur le radar AN/SPS-73 ; pour se donner une idée des performances de ces croiseurs, l’USS Shiloh et l’USS Lake Erie sont parvenus, en février 2008, à abattre un satellite américain dont l’orbite était détériorée.  

Le domaine de la guerre électronique n’est pas en reste, avec la présence à bord du système AN/SLQ-32, en mesure d’identifer la plupart des objectifs navals et aériens, d’en déterminer la menace et de leur attribuer un ordre de priorité, ainsi que d’un sonar de proue AN/SQS-53, chargé de repérer, d’identifier et de poursuivre les contacts sous-marins, et d’un sonar remorqué AN/SQR- 19, aux missions similaires ; en outre, pour contrer tout tir de torpilles, des leurres sont embarqués à bord, ainsi que des contre-mesures électroniques. Le personnel comprend 24 officiers et 340 autres membres d’équipage, et la conception modulaire de ces croiseurs leur permet, lors des programmes de modernisation, d’accueillir à leur bord de nouvelles technologies, dans des emplacements prévus à cet effet, permettant à terme d’augmenter l’automatisation des bâtiments et d’en réduire l’équipage.  

(Centre de combat et d'information de l'USS Cape St George, photo MCS 3rd class Christopher S. Johnson, US Navy, 14/05/2012, www.flickr.com)

(Centre de combat et d'information de l'USS Cape St George, photo MCS 3rd class Christopher S. Johnson, US Navy, 14/05/2012, www.flickr.com)

(Tirs de missiles antiaériens SM-2 de l'USS Cowpen, photo de MCS 3rd class Paul Kelly, US Navy, 20/09/2012)

(Tirs de missiles antiaériens SM-2 de l'USS Cowpen, photo de MCS 3rd class Paul Kelly, US Navy, 20/09/2012)

(Canon de 25 mm de l'USS Bunker Hill à l'exercice, photo de MCS Seaman Karolina A. Martinez, US Navy, 07/09/2012, www.flickr.com)

(Canon de 25 mm de l'USS Bunker Hill à l'exercice, photo de MCS Seaman Karolina A. Martinez, US Navy, 07/09/2012, www.flickr.com)

(Tir d'exercice d'un missile Harpoon de l'USS Cowpens, photo de MCS 3rd class Paul Kelly, US Navy, 12/09/2019, www.flickr.com)

(Tir d'exercice d'un missile Harpoon de l'USS Cowpens, photo de MCS 3rd class Paul Kelly, US Navy, 12/09/2019, www.flickr.com)

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